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Amérique du Nord 2026 : comparaison des deux sujets de bac de maths

Les deux sujets Amérique du Nord 2026 de spécialité maths sont désormais tombés.

Et honnêtement, même si les deux sujets restent globalement classiques dans les notions abordées, je trouve que le sujet 2 présente davantage de difficultés que le sujet 1.

Les deux sujets couvrent les grands thèmes habituels du programme :

  • probabilités ;
  • suites ;
  • fonctions ;
  • géométrie dans l’espace.

Mais ils ne demandent pas exactement le même niveau de maîtrise technique.

Le sujet 1 m’a semblé très méthodologique, très guidé et finalement assez accessible pour un élève maîtrisant correctement les fondamentaux du programme.

Télécharger le sujet 1 Amérique du Nord 2026

Le sujet 2, lui, apparaît plus calculatoire, plus technique et mobilise davantage de connaissances et de compétences.

Télécharger le sujet 2 Amérique du Nord 2026

Accéder aux corrections des exercices du sujet 2:

Sujet 1 Amérique du Nord 2026 : un sujet très méthodologique

Le sujet 1 du bac de maths 2026 ne présente pas de difficulté technique majeure.

Découvrir mon analyse complète du sujet 1 Amérique du Nord 2026

C’est même probablement ce qui frappe immédiatement à la lecture du sujet.

On retrouve énormément de méthodes classiques :

  • probabilités conditionnelles ;
  • loi binomiale ;
  • suites récurrentes ;
  • géométrie dans l’espace ;
  • étude de fonction.

Mais le sujet reste très guidé.

Autre élément marquant :
l’absence totale d’exercice d’affirmation ou de vrai/faux contrairement aux sujets des années précédentes.

Cela change énormément la physionomie de l’épreuve.

Le sujet récompense surtout :

  • la rigueur ;
  • la rédaction ;
  • la maîtrise des méthodes classiques.

En revanche, il contient peu de technicité réelle.

Même l’exercice de fonction reste très classique :

  • limites ;
  • variations ;
  • convexité.

Et surtout :
aucune intégrale n’apparaît dans ce sujet.

Sujet 2 Amérique du Nord 2026 : un sujet plus technique et plus calculatoire

Le sujet 2 reste lui aussi classique dans les notions abordées.

Mais honnêtement, il me semble plus difficile que le sujet 1.

Non pas parce qu’il contient des exercices “impossibles”…
mais parce qu’il demande davantage de calculs, davantage de techniques et davantage de recul mathématique.

Des probabilités plus poussées dans le sujet 2

L’exercice de probabilités du sujet 2 reprend une structure proche du sujet 1 :

  • probabilités conditionnelles ;
  • arbre pondéré ;
  • loi binomiale.

La difficulté reste globalement équivalente sur ces parties.

En revanche, la dernière partie autour des fréquences et de la loi des grands nombres est beaucoup plus développée.

Cette partie demande :

  • une vraie maîtrise du cours ;
  • une bonne compréhension probabiliste ;
  • et davantage de techniques.

Le sujet 2 pousse donc plus loin les raisonnements autour des probabilités.

Une suite beaucoup plus technique dans le sujet 2

C’est probablement là que la différence entre les deux sujets devient la plus visible.

Dans le sujet 1, l’exercice sur les suites restait très classique :

  • démonstration par récurrence ;
  • étude de monotonie ;
  • théorème de convergence ;
  • équation différentielle très classique.

Le sujet était très guidé et assez rassurant pour les élèves.

Dans le sujet 2, l’exercice sur les suites est beaucoup plus technique.

D’abord, il ne comporte plus de partie sur les équations différentielles.

Ensuite, la fonction utilisée pour étudier la suite est beaucoup plus complexe puisqu’il s’agit d’une fonction avec racine carrée.

Or les fonctions racines carrées sont souvent une véritable bête noire des lycéens.

Elles impressionnent énormément les candidats et génèrent souvent :

  • des erreurs de calcul ;
  • des difficultés algébriques ;
  • et beaucoup de perte de confiance.

Le sujet 2 réactive également des techniques plus anciennes du lycée, notamment :

  • les suites géométriques ;
  • les transformations algébriques ;
  • les suites auxiliaires.

Et cette partie est particulièrement calculatoire.

C’est probablement un exercice qui pouvait vraiment déstabiliser certains élèves.

Une géométrie dans l’espace plus abstraite

Je n’ai pas encore analysé l’exercice de géométrie dans le détail.

Mais une différence saute immédiatement aux yeux :
dans le sujet 1, on travaillait sur une pyramide à base carrée très classique et très visuelle.

Dans le sujet 2, on se retrouve davantage face à un tétraèdre.

Et pédagogiquement, cela change beaucoup de choses.

La géométrie paraît :

  • plus abstraite ;
  • moins visuelle ;
  • plus impressionnante au premier regard.

Même si les techniques mobilisées restent globalement classiques :

  • équations de plans ;
  • produit scalaire ;
  • projeté orthogonal ;
  • calculs de volumes.

Le sujet 2 semble donc plus déstabilisant visuellement et algébriquement.

Le retour du calcul intégral

L’exercice de fonction résume parfaitement la différence entre les deux sujets.

Dans le sujet 1 :

  • étude de fonction très classique ;
  • variations ;
  • convexité ;
  • transformations guidées ;
  • aucune intégrale.

Le sujet restait très accessible techniquement.

Dans le sujet 2, le calcul intégral fait son retour.

Et pas seulement de manière superficielle.

On retrouve :

  • des intégrations par parties ;
  • des interprétations géométriques ;
  • des calculs d’intégrales ;
  • des limites d’intégrales.

Cette partie demande davantage :

  • de connaissances ;
  • de techniques ;
  • et de maîtrise calculatoire.

Or les intégrales restent souvent un point sensible pour beaucoup d’élèves de terminale spécialité maths.

Mon avis global sur les sujets Amérique du Nord 2026

Globalement, les deux sujets de bac de maths 2026 restent classiques dans les notions abordées.

Mais ils ne récompensent pas exactement les mêmes profils d’élèves.

Le sujet 1 avantage davantage :

  • les élèves méthodiques ;
  • les élèves rigoureux ;
  • ceux qui maîtrisent bien les fondamentaux du programme.

Le sujet 2 demande davantage :

  • de techniques ;
  • de calculs ;
  • de prise de recul ;
  • et de maîtrise mathématique globale.

Honnêtement, je pense que beaucoup d’élèves auraient trouvé le sujet 1 plus rassurant et plus accessible.

Le sujet 2, lui, pouvait davantage impressionner :

  • avec ses calculs ;
  • ses fonctions racines carrées ;
  • son calcul intégral ;
  • et sa géométrie plus abstraite.

Mais dans les deux cas, les sujets restent très classiques dans les notions évaluées.

Le vrai enjeu restait surtout :

  • la maîtrise des méthodes ;
  • la rigueur ;
  • et la capacité à garder son calme pendant l’épreuve.